mercredi 12 décembre 2018

Comme toi • Lisa Jewell.




Comme toi
de Lisa Jewell.
Genre : Contemporain, thriller.
Mon édition : Milady (Suspense).
382 pages (lu en ebook).





Résumé : Ellie a disparu à l’âge de quinze ans. Sa mère n’a jamais réussi à faire son deuil, d’autant plus que la police n’a retrouvé ni le coupable ni le corps. Dix ans plus tard, cette femme brisée doit pourtant se résoudre à tourner la page. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Floyd, un homme charmant, père célibataire, auquel elle se lie peu à peu. Mais lorsqu’elle rencontre la fille de celui-ci, Poppy, âgée de neuf ans, le passé la rattrape brutalement : cette fillette est le portrait craché de sa fille disparue…


15/20.

  • J'AI AIMÉ : On rentre dans l'esprit de chacun, on s'attache à Ellie.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Un poil trop prévisible.


Je remercie chaudement Netgalley et Milady pour l'envoi de ce roman. Je ne lis pas beaucoup de contemporains ou de thrillers, mais ce n'est pas l'envie qui me manque surtout quand un résumé me tape dans l'oeil. Ça a été le cas de Comme toi qui a tout de suite su titiller ma curiosité et si ça n'a pas été la surprise du siècle, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ma lecture et son dénouement. 

Dix ans après la disparition de sa plus jeune fille, Laurel commence à faire son deuil. Des ossements ont enfin été retrouvées et si le dénouement est macabre, il lui permet d'enfin tourner la page. Cette femme, qui a mis sa vie entre parenthèse, commence à sortir la tête hors de l'eau : elle recommence à voir et se préoccuper de sa famille, et elle a rencontré un homme plutôt charmant récemment. Une ombre au tableau, cet homme bien sous tout rapport la trouble sans savoir pourquoi et sa fille est un portrait craché d'Ellie, disparue des années auparavant...

Comme toi est un roman à plusieurs voix. Il nous permet d'entrer dans la tête et le quotidien de plusieurs personnages, notamment Laurel, la mère de famille qui a vu son quotidien rangé voler aux éclats, les suspects, et la victime, Ellie. C'est un roman qui nous permet d'avoir une vision d'ensemble, de tout comprendre, tout saisir, et qui nous permet de compatir avec le maximum de personnages.

Laurel n'est pas un personnage des plus faciles, mais c'est un personnage compréhensible. Elle est l'image même de cette femme presque cinquantenaire, qui a voulu tenir sa maison, sa famille, et qui s'est éloignée de tout le monde, qui s'est évaporée en même temps que sa fille. L'ombre d'elle-même. C'est le personnage que l'on suit le plus, que l'on suit de révélations en révélations, et que l'on suit dans ses rapprochements avec Poppy, la fille de l'homme qu'elle fréquente.

« Elle ne sait pas que c'est comme ça qu'on grandit, avec les autres. Que porter des chaussures à nœud brillantes et que se moquer des enfants de son âge n'est pas un signe de maturité, mais la preuve qu'elle a manqué quelques étapes importantes en grandissant.
Soudain, avec la violence d'un coup dans l'estomac, Laurel se rend compte que cette enfant a besoin d'une mère. Et qu'elle, qui a été mère, a besoin d'un enfant. Poppy ressemble tant à Ellie. Les traits de son joli visage, son front et ses cheveux, la forme de son crâne, l'emplacement de ses oreilles, les mouvements de sa bouche et la vague de sa lèvre supéreur sont comme une identité mathématique. »

Mais c'est le personnage d'Ellie qui tape le plus dans l'oeil du lecteur. Ellie, la jeune adolescente disparue, Ellie, la victime. C'est le personnage auquel on s'attache sûrement le plus et avec lequel on ressent le plus d'émotions. De la peine, à l'horreur, à l'espoir. Ellie est un personnage qui m'a marquée.

« Mais il avait suffi d'un faux mouvement, d'un petit accroc, pour que tout s'effondre. Pas seulement son histoire d'amour, mais aussi sa jeunesse, sa vie, Ellie Mack. Disparue, pour toujours. Si elle pouvait revenir en arrière, dérouler le fil de son existence, elle verrait les nœuds qui s'étaient formés, les avertissements. C'était tellement évident, maintenant. Mais à ce moment-là, quand elle ne savait rien de rien, elle ne l'avait pas vu venir. Elle s'était jetée dans la gueule du loup les yeux grands ouverts. »

C'est un thriller psychologique qui retrace plusieurs années, plusieurs personnages, plusieurs aspects. L'ambiance est assez anxiogène par moment et nous empêche de penser à autre chose que le dénouement que l'on veut découvrir. Mais ce roman parle également beaucoup de la famille, de la reconstruction, des sacrifices. Ce sont des tranches de vie que l'on suit à travers les chapitres, des tranches de vie où planent des secrets, mais des tranches de vie où il n'y a pas qu'une issue funeste.

  • EN CONCLUSION : Comme toi est un roman plaisant, entraînant, avec un sentiment addictif passé la moitié. C'est cette envie de savoir, malgré son côté prévisible, et ses personnages qui font la force du livre.

 Prochaine lecture : Viens, on s'aime de Morgane Moncomble.

mardi 11 décembre 2018

Ma PAL de saison - Hiver 2018/2019.

Photo © Sam BB.

Hello ! En Septembre dernier, je me suis lancée dans ma première PAL de saison, celle d'Automne 2018. J'avais sélectionné douze titres et j'en ai tout de même lu la moitié (un de plus si on compte ma prochaine lecture qui fait partie de la sélection). Sachez que c'est pas mal du tout pour quelqu'un comme moi qui aime lire au feeling 😆 C'est une PAL qui m'a inspirée, que j'ai pu concerter régulièrement et qui m'a aiguillée vers de chouettes lectures.
C'est pourquoi je décide de refaire une PAL de saison et voici cette fois les titres qui m'inspirent pour passer Noël, les fêtes, et les longs mois d'hiver parfois rigoureux ! C'est encore fois l'occasion pour vous d'avoir un aperçu des chroniques qui arriveront sur le blog ces prochains mois 😊 Qu'ai-je prévu ? Voyons-ça !


Mes envies hivernales ⛄☕


➣ Bien rêver avec des réécritures de contes :


➣ Un grain de magie, pour tous les âges :


➣ Ne pas oublier les papillons dans le ventre :


➣ Des petites bulles :



Est-ce que cette PAL vous inspire ? Je ne suis pas très inspirée Noël cette année, comme vous pouvez le constater, j'ai plutôt envie plonger tête la première dans les contes et l'imaginaire 😇 Il n'y a que La vilaine belle-sœur qui refait un tour gratuit dans la PAL de saison et j'espère que cette fois-ci, ce sera la bonne. Pour le reste, je ne vais une fois de plus pas me mettre la pression et espère vivre de beaux moments de lectures 💜

dimanche 9 décembre 2018

Cosy Sunday #44.

Mon Sunday's books était déjà inspiré et différent du Sunday's books créé par Saefiel à la base, mais maintenant il change de nom et devient le Cosy Sunday ! Dans ce rendez-vous hebdomadaire, vous retrouverez mes lectures passées, en cours et à venir, ainsi que mes visionnages de la semaine, mes publications, et les articles des copinautes qui ont accaparé mon attention.

Bon, je suis en arrêt... Pour une grippe et ses complications (le risque de pneumonie, on aime !). Je n'ai rien pu lire... Jusqu'à mercredi où j'ai regagné une petite partie de ma concentration et je ne fais plus que lire entre autres depuis (ah l'obligation de rester alitée). J'ai en tout cas lu Otaku Otaku, tome 3 que je me suis faite une joie de dévorer. Puis j'ai enchaîné avec La tour, une nouvelle qui m'a fait le même effet : addictive, fascinante, entraînante, j'ai adoré. Et j'ai terminé ma lecture en cours : A première vue, un roman de Colleen Hoover qui ne m'a pas laissée indifférente une fois de plus.




Comme toi de Lisa Jewell.

Ellie a disparu à l’âge de quinze ans. Sa mère n’a jamais réussi à faire son deuil, d’autant plus que la police n’a retrouvé ni le coupable ni le corps. Dix ans plus tard, cette femme brisée doit pourtant se résoudre à tourner la page. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Floyd, un homme charmant, père célibataire, auquel elle se lie peu à peu. Mais lorsqu’elle rencontre la fille de celui-ci, Poppy, âgée de neuf ans, le passé la rattrape brutalement : cette fillette est le portrait craché de sa fille disparue…





Déjà assez addictif, j'ai hâte d'avoir encore plus de cartes en mains pour me faire mes hypothèses... C'est une bonne lecture pour l'instant 🙂

Dans l'idéal, c'est vraiment ce que j'ai envie de lire ! Mais allez savoir comment mon rythme de lecture va reprendre une fois que j'irai mieux 😅

Les Mondes de Ralph : Je ne l'avais encore jamais vu, non... et la bande-annonce du 2 me fasait extrêmement envie ! Pour signer la sortie du second opus, je me suis regardée le 1 avec le chéri et c'était vraiment fun. J'en attendais peut-être un peu plus mais j'ai bien rigolé, le duo est sympathique et j'ai hâte d'en voir plus.
Dumplin' : Je n'ai pas lu le livre (et ne compte pas le faire, ça arrive) mais j'ai adoré le film ! Déjà, enfin des actrices grosses et non pas simplement des femmes que l'on voit partout qui ont juste « des formes ». Ça fait du bien, c'est rafraîchissant, et c'est un bon petit film sur l'acceptation de soi-même, avec de belles tranches de rires entres amies. Très bon !

A Christmas Prince 2 : The Royal Wedding : Ayant adoré le premier opus, avec le coeur battant comme une midinette, j'étais obligée de visionner cette suite ! Et... quelle déception mon Dieu ! Toute la joie, la magie de Noël, le romantisme a disparu avec ce film-là. Je l'ai trouvé long, sans saveur, très fade. Seuls les moments avec Emily m'ont paru sympathique, le reste manque de complicité, d'histoire, et d'alchimie !

➤ Chroniques : La tour (17/20) | A première vue (16/20).
➤ Rendez-vous : Bilan du mois.

Les lectures de Marinette m'intrigue encore et encore avec Les contes interdits et ici celui de Hansel et Gretel !
Idées à lire m'a fait découvrir Dry et il faut dire que le roman me tente bien...


Bonne semaine et jolies lectures à tous !

samedi 8 décembre 2018

A première vue • Colleen Hoover.




A première vue
de Colleen Hoover.
Genre : Contemporain, romance, YA.
Mon édition : Hugo Roman.
350 pages.





Résumé : Merit Voss sait qu’elle est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, les trophées qu’elle n’a pas gagné. C’est en voulant en acquérir dans une brocante qu’elle fait la connaissance d’un séduisant jeune homme, Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que la situation risque d’être un peu plus compliquée qu’elle ne le pensait et que l’alchimie qu’elle a cru percevoir entre eux, a peu de chances de se développer. 
Rien n’est jamais simple dans la famille Voss. Ses parents sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d’une ancienne église désaffectée. Son père a épousé l’infirmière de son ex-épouse, qui l’a assistée lorsqu’elle a eu un cancer. Ses frères et soeurs ont des traits de caractère qu’elle n’apprécie pas et qui le rendent aussi étranges que leurs parents. Merit ne supporte plus cette famille dont elle juge sévèrement chaque membre. Mais, le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont peut-être trompeuses. 
Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger, Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question.


16/20.

  • J'AI AIMÉ : L'héroïne, les sujets qui se dévoilent peu à peu.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Parfois une impression brouillonne.


Je remercie de tout cœur Hugo Roman pour l'envoie de ce roman, je ne résiste absolument pas aux nouvelles sorties de Colleen Hoover. Je ne suis pas déçue de ma lecture, une lecture qui confirme le profil de l'autrice : celui d'une autrice qui sait se diversifier, produire des histoires qui ne se ressemblent pas, et qui touchent toujours de manières diverses. Ici, nous rentrons dans la peau et la tête d'une adolescente : Merit, qui est plus ou moins au bord de la rupture avec sa famille.

Chaque fois que Merit vit une déception, elle achète un trophée de n'importe quelle sorte. Elle les collectionne. C'est dans une brocante à la quête d'un nouveau qu'elle rencontre Sagan, qui l'embrasse... Un malentendu : il l'a prise pour sa sœur jumelle. Un coup de dur pour la jeune fille surtout quand sa famille quelque peu déjantée l'invite à vivre sous leur toit. Une rencontre de plus dans cette famille décalée et le quotidien de Merit vole en éclat. Des secrets sous ce toit, il y en a beaucoup trop et elle en est épuisée !

« - Tu n'as jamais eu envie d'avoir une autre famille, demandé-je. Avec qui tu pourrais communiquer ?
- Tu n'as pas idée.
- J'aimerais tellement avoir ce genre de relation avec Honor et Utah. On n'est pas proches du tout et, malheureusement, quand on ira à l'université, ça risque d'être encore pire. La seule raison pour laquelle on se parle, c'est parce qu'on vit ensemble.
- Il n'est pas trop tard pour changer ça, tu sais.
J'essaie de sourire malgré moi mais je n'ai pas assez de force pour avoir l'air d'accord. Ma famille ne changera jamais.
- Je ne sais pas, Sagan. Il y a beaucoup de casseroles entre nous. Je sais que, parfois, on se dit qu'on de la chance de vivre en famille, mais d'autres fois...
J'essaie de cacher la larme inattendue qui me coule sur la joue.
- D'autres fois, on se sent coincé parmi des gens qui commettent erreur sur erreur et ne s'excusent jamais. »

Tout ce que l'on peut dire, c'est que le résumé n'a pas menti. La famille Voss n'est pas simple ; Honor et Merit sont jumelles mais n'ont rien en commun. Le père vit à la fois avec son ex-femme Victoria, mère de ses trois premiers enfants, et sa nouvelle femme, qui est son ancienne maîtresse -Victoria aussi, mère de son dernier fils. Utah, l'aîné, a l'avenir tout tracé et une cassure s'est créée il y a plusieurs années avec Merit et il n'en a plus que pour Honor. Quant à Sagan, il intègre ce joyeux bordel par le biais d'Honor et Merit en est amoureuse. Et il n'est pas le seul à s'intégrer, le frère de Victoria (la belle-mère) entre aussi dans leur vie, et ces deux rencontres remettent tout le foyer en question.

La famille Voss ne tient pas à grand chose. Le lecteur entre dans le quotidien de Merit et découvre une famille qui ne partage rien ensemble à part leurs repas et quelques phrases d'usage. Beaucoup de pics, d'indifférence, de manque de communication. On est loin de la chaleur d'une famille, de la bienveillance, de l'affection. Merit, elle, se sent extrêmement seule et délaissée. Personne ne semble se rendre compte de son existence, de ses états-d'âmes et qu'elle ne se rend plus au lycée depuis plusieurs semaines. Tout ce dont elle rêve, c'est d'avoir une famille normale. Elle aimerait avoir l'attitude décomplexée de sa sœur, elle aimerait que son père se comporte en vrai père, elle aimerait qu'on l'écoute, qu'on la punisse quand elle est en tort, qu'on la réconforte quand elle est triste, etc. Elle aimerait qu'on l'aime, tout simplement.

« Il m'entoure d'un bras, m'attire contre lui, trouve mes poings fermés et les serre. Puis il enroule ses jambes autour de moi, pose le menton sur ma tête. Il m'étreint de tout son corps et je ne saurais dire si ça m'est jamais arrivé dans cette maison. Sauf avec Moby, mais ça ne compte pas puisqu'il n'a que quatre ans. Mon père ne m'a pas prise dans ses bras depuis des années. Je ne me souviens pas quand ça s'est produit avec Utah. Quant à Honor et moi, on ne l'a plus fait depuis notre enfance. Ma mère n'aime pas les contacts physiques, donc toute embrassade est exclue avec elle, d'autant que sa phobie est à son comble depuis quelques années. Autrement dit, c'est la première fois depuis des années que je me retrouve serrée contre quelqu'un et ça me donne encore plus envie de pleurer. »

On pourrait croire que Merit est un personnage détestable vu ainsi, mais je l'ai trouvé très attachante. Elle est l'image même du mal adolescent. Elle grandit seule, avec ses secrets et les secrets de sa famille, elle qui semble faire attention à beaucoup de détails. Elle a le cœur sur la main et une personnalité morose, qui ressasse pas mal. Elle a également une capacité à l'autodérision qui m'a beaucoup plu et qui l'empêche de tomber dans le pathos. Lucide, elle est aussi très maladroite. Le propre d'être une adolescente complexée, en plein ras le bol, et qui a une santé plus fragile qu'elle ne le pense.

Les autres personnages ne sont qu'entrevus, même Sagan dont on en sait un peu plus que les autres. Comme ils gravitent tous autour de Merit et dans le regard de Merit, on apprend peu à vraiment les connaître. Toutefois, rien n'est tout noir ou tout blanc dans cette famille et ce sont ces nuances que le lecteur va rencontrer. J'ai eu un peu de mal avec Sagan que j'ai trouvé difficile à cerner (ah, avec un peu de communication... tout aurait été plus facile...), Honor aussi. Par contre, j'ai bien aimé Luck qui apporte une touche de peps (même s'il est immature) et qui sait pousser Merit dans ses retranchements à sa façon. Oui, c'est une drôle de famille, où la mésentente règne. Mais est-ce que tout est perdu pour autant ?

  • EN CONCLUSION : Colleen Hoover signe un nouveau roman, plus contemporain que romance, et exploite beaucoup de choses avec sa manière de conter. Il y a des moments où je me suis quand même retrouvée submergée par cette famille haute en couleur, donnant cette impression brouillon, mais j'en ressors tout de même très contente de ma lecture !

Prochaine lecture : Comme toi de Lisa Jewell.

vendredi 7 décembre 2018

La tour • Cécile Duquenne.




La tour
de Cécile Duquenne.
Genre : Nouvelle, thriller, science-fiction, YA.
Mon édition : Auto-édité.
157 pages (lu en ebook).





Résumé : Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués… Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s’échapper… Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ? 


17/20.

  • J'AI AIMÉ : Plus qu'une histoire de tour, le personnage de Jessica.
  • J'AI MOINS AIMÉ : /.


J'ai toujours voulu découvrir les écrits de Cécile Duquenne, et ça grâce à Livrement vôtre ! La Tour est une nouvelle qui me faisait grave envie, en plus (ce qui est rare car je ne suis pas trop nouvelles à la base). Puis quoi de mieux que de commencer par un court récit pour rencontrer la plume d'un auteur ou d'une autrice ? La Tour a fait mouche. Une fois commencé, il est difficile de le reposer. Les choses s'enchaînent rapidement, avec logique, maintenant le lecteur dans un univers et une aventure impitoyable mais réfléchis, entraînants, et addictifs.

Jessica ne se souvient de rien et a beaucoup de mal à poser des mots sur les choses qui l'entourent. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle doit courir pour échapper aux crocodiles qui la chassent et trouver comment sortir des marécages... Mais la jeune fille n'est pas seule. D'autres, de son âge ou plus vieux. Un groupe se forme pour survivre. Jessica, elle, veut vivre et elle est persuadée qu'il faut monter pour ça. Monter, monter, encore monter. L'endroit ressemble à une tour, avec des étages, et à chaque étage son lot de souvenirs qui revient.

« Je reprends mon souffle en douceur, attendant que les battements de mon cœur se calment. Les autres en font autant, sauf James, qui surveille les environs. Son regard assombri en dit long sur ce qu'il pense : il n'aime pas cet endroit. Moi non plus. Quel genre de bâtiment contient à la fois un marécage et une forêt sur deux étages différents, avec un entresol éclairé de néons, grouillant de rats et de serpents ? »

Jessica est une héroïne avec laquelle ça a tout de suite matché. La Tour étant un récit court empêche les personnages de tergiverser, mais on sent déjà que la jeune fille n'est pas du genre à hésiter. C'est une fille qui se montre courageuse, battante, intelligente tout au long de la lecture. Elle n'hésite pas à faire des choix, à mettre en pratique ses idées et ses forces. Même face aux révélations les plus terribles, elle garde son tempérament. Jessica a envie de vivre de toutes ses tripes, et pour ça, elle est déterminée à continuer de monter la tour et s'en sortir. Quitte à affronter ce qu'elle redoute.

L'atmosphère est vraiment saisissante. Difficile de percevoir le vrai de la technologie. On est à la croisée du thriller et de la science-fiction, avec des choses qui nous échappent et ajoutent un grain de mystère appréciable à l'histoire. La tour est fascinante, dangereuse, ensorcelante. C'est une prison, où l'espoir, la mort, le piège, et la survie ont leur place. 

« Plus j'avance, moins j'y crois : la lumière ne reviendra jamais. Je reste déterminée et je tiens encore debout, alors je continue. Pas après pas. A chaque palier, je me dis que le suivant sera le dernier. Je me chuchote des encouragements, vérifiant qu'il n'y a pas de porte ou de trappe par où sortir de ce terrible couloir de ténèbres. De temps à autre, je me renseigne sur la progression de mes amis. J'entends leur souffle court. Je sais qu'ils sont derrière moi, pourtant, je ne peux m'empêcher de leur demander :
- Toujours là ?
Et eux de me répondre :
- Toujours.
Alors, je continue.
Nous formons un corps ; un souffle ; un objectif.
Sortir. »

Une fois que l'on commence cette nouvelle, il devient impossible de la reposer pour faire une pause. Son côté addictif nous pousse à tourner les pages pour connaître chacun des étages de la tour qui abritent chacun des dangers différents. Pour connaître la raison de la présence de ces jeunes à l'intérieur, et celle de Jessica. Pour connaître le fin mot de l'histoire. Derrière cette histoire de tour, il y en a une toute autre plus subtile. L'injustice, la culpabilité, le crime : quel est le passé de Jessica ? Et quel est son avenir ?

  • EN CONCLUSION : La tour est une très bonne surprise, où la plume est agréable, travaillée, où l'univers est mystérieux, et où l'héroïne nous marque par sa force. Je voulais découvrir l'autrice et j'ai été servie !

Prochaine lecture : A première vue de Colleen Hoover.

mardi 4 décembre 2018

Bilan - Octobre et Novembre 2018.

Coucou ! Alors ceux qui suivent mon twitter le savent, c'est la panne lecture en ce moment... Après un été plutôt chouette, je plane un peu depuis le mois d'Octobre. Je suis entrée en hibernation à l'avance, avec envie de confort, de chaleur, de rien, accompagné d'une petite déprime hivernale comme chaque année (on aime 😠). C'est donc deux bilans pour le prix d'un aujourd'hui, puisque je n'ai pas suffisamment lu le mois dernier pour vous publier un article.
En Octobre, ça n'a pas été trop la joie niveau lecture. J'ai trimballé une déception sur plusieurs semaines : Siege Weapons. Malgré de chouettes lectures par la suite, j'ai l'impression de ne m'en être jamais remise. J'ai lu le mois dernier trois romans (oui, oui, vous n'avez pas mal lu « trois »). En Novembre, j'ai sorti un peu plus la tête hors de l'eau avec neuf lectures (vraie surprise en faisant le compte, je vous l'avoue, je ne pensais pas autant), avec quatre mangas dans le lot !


: Coup de cœur. : Bonne surprise/découverte

Top 3 de ces deux mois :


Mes Challenges :

Challenge des sagas 2018 : 49 points. +6 points
Challenge des quatre maisons (session 6) : 622 pour Serpentard.

Mes réceptions d'Octobre Les petits nouveaux du mois.
Mes réceptions de Novembre Les petits nouveaux du mois.

Un coup de cœur : Orange #6.
Un univers : Harry Potter #2. 🐍
Un personnage : Maverick ✊🏿 (The Hate U Give).
Un duo : Alina et Mal (Grisha #3).
Une histoire : When it's real. 🎤
Une déception : Siege Weapons.
Un crush : The Darkling (Grisha #3).
Decorated Christmas Tree