vendredi 22 juin 2018

Désirs défendus • F.V. Estyer.




Désirs défendus
de F.V. Estyer.
Genre : Romance, érotique.
Mon édition : La Condamine.
Nombre de pages : ?? (lu en ebook)





Résumé : Depuis ce jour d'été qui a fait basculer son monde, James part à la dérive. Son travail est la seule chose qui l'empêche de sombrer : professeur d'anglais dans le supérieur, l'enseignement est sa vocation. 
Mais quand il croise les yeux vert sombre de Noah le jour de la rentrée, et perçoit la détresse qui émane du jeune homme, il comprend immédiatement que cette année, les choses seront différentes. Car jamais encore il n'avait désiré un étudiant... Prendra-t-il, par amour, le risque de transgresser les interdits ?


11/20.

  • J'AI AIMÉ : Le personnage de Noah.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Le personnage principal, le côté mélodramatique.


Je remercie beaucoup les éditions La Condamine qui m'ont contactée pour me proposer ce titre. Étant plutôt fan de romances, j'ai accepté sans hésiter... Ok, c'est encore une histoire prof / élève, mais avec une dimension qui me gêne moins : il s'agit ici de deux adultes, et donc deux adultes conscients et consentants. Malheureusement, ce n'est pas ce type de relations qui m'a ennuyée mais par contre, j'ai bien failli avoir une grosse panne de lecture à cause de James, le personnage principal !

James, british et professeur d'anglais dans le supérieur, sort d'une rupture douloureuse et il n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vacances d'été ont été un enfer. Et la rentrée n'est pas pour l'encourager : là, dans sa classe de première année, un étudiant aux yeux verts qui ne le laissent définitivement pas indifférent... Les semaines passent, et les mois, et quand l'étudiant se montre renfermé et revient avec des blessures physiques, le sang de James ne fait qu'un tour. Rester loin de Noah ? Ou se rapprocher ?

« Pourtant, je vois bien que je ne laisse pas indifférent, qu'il éprouve, sinon des sentiments, au moins du désir. Lorsqu'il détaille mon corps, me fixe intensément, ferme les yeux brièvement lorsque je lui rends ses regards, cripe les doigts autour de son sylo, je devine qu'il lutte, autant que moi. C'est un combat interne, invisible aux yeux des autres, mais qui me laisse chaque soir épuisé.
Il hante mon esprit, s'immisce dans mes rêves. C'est à peine si j'ose fermer les yeux. Parce que dès que je m'endors, son image s'impose à moi, et chaque fois que je me réveille, son absence me fait mal, tous les jours un peu plus.
Je ne peux pas l'oublier. Je le croise tous les jours, que ce soit en cours, dans les couloirs ou devant le bâtiment. Nous pourrions faire en sorte de nous éviter, la plupart du temps, mais aucun de nous ne semble avoir envie de fuir l'autre. »

James est typiquement ce bon professeur : qui aime enseigner, qui se préoccupe de ses élèves, qui aime leur laisser de bons souvenirs et n'hésite pas à les aider. Mais il n'est pas ce « bon personnage ». Dès le début, j'ai senti qui lui et moi, ça n'allait pas le faire et pourtant, j'ai espéré. J'ai espéré qu'il évolue au fil du roman, au fur et à mesure que son chagrin d'amour passe. Je me suis trompée. James m'a été très antipathique à cause de son goût pour le mélodrame et de faire d'un détail une montagne. Il a ce côté amoureux de l'idée de l'amour, de l'amour, mais pas d'une personne réellement en elle-même, ce qui lui donne un côté extrêmement dépendant.

Ce côté dépendant couplé au syndrome du sauveur, je n'ai pas réussi... Je n'ai pas réussi à m'attacher à lui et à me préoccuper de lui... Pour moi, il est toxique. Pas toxique parce que c'est professeur amoureux d'un élève (la différence d'âge est minime et ils sont tout deux adultes et consentants), mais toxique parce qu'il est étouffant. Il veut à tout prix sauver l'autre, il veut à tout prix aimer et être aimé, il sombre facile à cause de l'amour... Le tout à un point trop obsessionnel à mon goût. Il tourne beaucoup en boucle dans sa tête, entre son désir, ses fantasmes, ses envies, il n'y a que Noah, Noah, Noah.

« Depuis plus d'une heure que nous nous trouvons dans ce club, Noah et moi n'avons pas une seule fois décollé nos corps l'un de l'autre. Même quand nous allons nous rafraîchir en buvant un verre au bar, nos peaux restent toujours en contact. Comme si nous avions peur. Et peut-être est-ce le cas. En tout cas, c'est le mien. »

A côté, Noah est bien plus à la portée du lecteur. Il semble moins étouffant et j'aurais aimé avoir d'avantage son point de vue plutôt qu'à la toute fin. Malgré ses soucis personnels qui sont au centre de l'histoire et qui aident les rapprochement avec James, Noah est une bouffée d'air frais comparé à notre narrateur. Je l'ai beaucoup aimé, lui et ses réparties, même si je retiens surtout qu'il a les yeux bien verts ! 

  • EN CONCLUSION : Une relation amoureuse à laquelle on donne un côté trop dramatique pour pas grand chose avec les litanies sans fin de James. C'est dommage ; il manque au final beaucoup de complicité et de douceur. Deux personnages qui couchent ensemble et s'entraident ne me suffisent pas. Il me faut de l'alchimie.

Prochaine lecture : Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série (en VO) de Becky Albertalli.

tâches d'encre

  1. Oooh dommaaage :/
    Des fois un personnage principal peut gâcher une expérience de lecture :/

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    1. Ah mais clairement, si le personnage avec qui on est ne nous revient pas, c'est difficile de prendre du plaisir à la lecture !

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  2. C'est sûr que si on n'accroche pas au personnage principal... eh bien c'est dur d'aimer le livre en entier, surtout pour une romance, donc souvent basée sur une relation du personnage principal ! :)

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    1. Ah mais totalement ! J'ai bien aimé Noah, en face. Mais le héros... insupportable pour moi !

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  3. C'est toujours un peu compliqué d'apprécier vraiment un livre quand on aime pas le perso principal :/

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    1. Beaucoup trop T_T Du coup j'en ai un mauvais souvenir.

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