mercredi 14 novembre 2018

When it's real • Erin Watt.




When It's Real
d'Erin Watt.
Genre : Romance, YA.
Mon édition : Hugo Roman (New Way).
383 pages.





Résumé : Mesdames et messieurs, voici Oakley Ford ! Popstar célébrissime, en une de tous les magazines, des millions de fans, et surtout... un caractère bien trempé ! Après une énième frasque relatée dans les tabloïds, son équipe doit réagir : il lui faut redorer son image au plus vite, avant qu'il ne détruise sa carrière... Et pourquoi pas lui trouver une fausse petite amie, une fille douce et sage, qui prouvera au monde entier qu'il a changé ? C'est là que Vaughn Bennett entre en scène. Soeur dévouée, étudiante et serveuse à temps partiel : en quelques mots, le prototype même de la fille « normale ». La preuve : elle n'aurait jamais accepté cette mission si sa famille n'avait pas de soucis d'argent. Et il faut dire que la magie et les paillettes d'Hollywood sont loin de lui déplaire. Mais en ce qui concerne Oakley, c'est une autre affaire. Cet abruti prétentieux, terriblement égoïste ? Ce n'est pas comme s'ils allaient vraiment craquer l'un pour l'autre dans la vraie vie ! N'est-ce pas ?


17/20.

  • J'AI AIMÉ : Romance agréable, mignonne et addictive.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Je n'aurais pas dit non à quelques pages de plus.


Tout d'abord, merci beaucoup aux éditions Hugo Roman pour l'envoie de ce roman ! La couverture m'a véritablement tapée dans l'oeil et pourtant, je partais avec beaucoup d'aprioris en tête ; Le résumé déjà, mais aussi les autrices qui ont publié une saga (Les Héritiers) qui n'est pour ainsi dire pas du tout du tout dans mes envies... Toutefois, les premières pages de When It's Real ont su totalement balayer mes craintes et je me suis laissée portée. Moi qui connaissais une petite panne de lecture récemment, j'ai trouvé ce roman parfait pour redémarrer : mignon et addictif à souhait ! Tout ce dont j'avais besoin sur le moment même.

Quand Vaughn est contactée par le manager et les associés d'Oakley pour jouer sa fausse petite amie, la jeune fille ne déborde pas d'enthousiasme... Elle apprécie la musique du garçon mais ses frasques des dernières années l'ont totalement refroidie. Toutefois, sa famille a besoin de l'argent inclus dans le contrat et Vaughn est prête à aider sa sœur aînée qui se démène pour elles et leurs jeunes frères. Malheureusement, comme elle le pensait, Oakley est insupportable. Comment passer une année entière à prétendre l'aimer et aimer sa compagnie devant les médias ?

Vaughn :
« Claudia me dévisage comme si j'étais une demeurée et ne se donne même pas la peine de me corriger.
La réalité me frappe en plein visage. Oakley et moi ne sommes pas complices de crime. On ne partage rien du tout. Il ne tweete pas. Il n'a jamais choisi mon dessin. Je ne sais même pas s'il l'a vu. C'est Amy qui est derrière tous ces tweets, tous ces likes.
Je bouge légèrement afin que ma jambe ne soit pas aussi proche de la sienne.
Il hausse un sourcil et, sans se détourner de moi, tend la main. Amy jette un regard affolé vers Claudia qui fait la moue.
Cependant, Oakley remporte la partie, car Amy finit par déposer le téléphone dans sa paume.
Le mien bipe de nouveau et, cette fois, j'étouffe un soupire :
Oakley Ford @VeryVaughn: Au fait... tu étais super-canon hier soir.
Je regarde Oakley, les yeux écarquillés :
- Tu es sûr ?
Claudia lit ce dernier tweet sur mon écran avant de se mettre à grogner :
- Bon sang Oakley !
Il cligne innocemment les paupières.
- Quoi ? Je ne peux pas dire à ma copine qu'elle est canon ? »

J'ai tout de suite accroché à cette romance malgré son manque à première vue d'originalité. J'avais peur de retrouver des éléments à me faire grincer des dents (cf. les extraits que j'ai pu lire de La Princesse de Papier) ou à ressentir un certain effet « fanfiction mal rédigée » mais que nenni ! Les autrices ont réussi à caser un fort potentiel addictif dans moins de 400 pages. J'ai tout dévoré, si vite, alors que je peinais à terminer un roman en une semaine depuis quelques temps. J'ai dévoré les moments d'embrouilles entre les personnages principaux, les moments de tendresse, les moments d'humour, bref tout ce qui était drôle, mignon, doux.

Vaughn plonge dans un contrat qui se révèle beaucoup plus contraignant qu'imaginé une fois mis en pratique. Difficile de s'attendre à ce que les feux de projecteur soit du jour au lendemain braqué sur soi : la presse, les médias, twitter. Sa vie privée lui est enlevée, et, en plus, ce sont les associés d'Oakley qui décident de tout : ses tweets, ses échanges avec Oakley, et leur prétendue histoire. Il n'y a rien ici qui fait rêver et c'est tout le côté frustrant de la célébrité qui est montré. En fille bien élevée qui prend son travail et ses engagements à cœur : Vaughn suit pourtant tout à la lettre.

Mais on peut compter sur Oakley pour venir bousculer ses associés, son manager, les « Vous devez ceci » et « Vous devez cela ». Il est l'élan spontané du roman et à l'initiative de la transformation de leur relation. Il est plus facile d'apprécier Vaughn que Oakley cependant. Malgré son manque d'expérience flagrant sentimentalement, Vaughn reste sensible, droite, et mature, tandis que Oakley est un électron libre en comparaison, il est impulsif, il est égocentrique, et pas toujours sympathique. Mais son évolution, au gré de leurs rapprochements, est crédible et change le regard des lecteurs sur lui. 

Oakley :
« Lorsque je termine, je suis salué par un tonnerre d'applaudissements. Au point que j'en tomberais presque de ma chaise. J'étais à fond dans ma musique, au point de ne pas m'apercevoir que d'autres gens que Vaughn m'écoutaient. Certains appareils photo surgissent et... fini, je ne suis plus normal. C'est la situation qui redevient normale : je ne peux chanter une chanson à une fille sans attirer l'attention.
Vaughn me regarde toujours, l'air de nouveau abattue. Je ne comprends pas ce qui lui arrive, mais tous ces gens rappliquent pour dire combien ils ont apprécié et certains en redemandent. Je décline poliment, préférant prendre Vaughn par la main afin de l'entraîner loin de cette foule.
La partie est terminée et les jumeaux se précipitent vers nous, en sueur et décoiffés. On rejoint Paisley et Ty, et tout le monde décide qu'il est temps de rentrer.
- C'était magnifique, murmure Vaughn tandis qu'on regagne la voiture.
- Merci !
Elle s'arrête au pied des marches du parking, laisse les autres passer devant. Jusqu'à ce que je lui demande :
- Quoi ?
- Une fois sur deux, quand tu ouvres la bouche, lâche-t-elle avec un sourire contrit, c'est pour dire un truc qui me donne envie de te boxer. Mais quand tu chantes... ça devient plus difficile de te détester. »

L'alchimie entre ses deux personnages est palpable dès la première rencontre. Le point de vue partagé sert beaucoup le récit et c'est vraiment un plus d'avoir les pensées et l'évolution de chacun. On n'échappe pas à certains clichés mais ce sont le genre de clichés qu'on aime dans la romance (ou du moins auxquels je ne suis pas insensible), ceux qui nous font palpiter d'excitation et d'attendrissement. C'est bien joué.

  • EN CONCLUSION : When It's Real est une romance certes addictive, mais aussi pleine de tendresse et de douceur. Les personnages principaux peuvent se chercher des noises, le lecteur retiendra surtout leur complicité agréable à suivre et leurs moments mignons comme tout.

Prochaines lectures : Londres la ténébreuse, tome 4 : La proie et le chasseur de Bec McMaster.
Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets (en VO illustré) de J.K. Rowling.

lundi 12 novembre 2018

L'oiseau de feu (Grisha #3) • Leigh Bardugo.



Grisha, book 3 : Ruin and Rising
de Leigh Bardugo.
VF : Grisha, tome 3 : L'oiseau de feu.
Genre : Fantasy, YA.
Mon édition : Orion Books.
370 pages (ebook).




Résumé : Soldier. Summoner. Saint. The nation's fate rests with a broken Sun Summoner, a disgraced tracker, and the shattered remnants of a once-great magical army. 
The Darkling rules from his shadow throne while a weakened Alina Starkov recovers from their battle under the dubious protection of the zealots who worship her as a Saint. Now her hopes lie with the magic of a long-vanished ancient creature and the chance that an outlaw prince still survives. 
As her allies and enemies race toward war, only Alina stands between her country and a rising tide of darkness that could destroy the world. To win this fight, she must seize a legend's power - but claiming the firebird may be her ruin.


19/20.

  • J'AI AIMÉ : Une fin à la hauteur des tomes précédents, Mal a enfin gagné ma sympathie.
  • J'AI MOINS AIMÉ : /.


/!\ Spoilers possibles si vous n'avez pas lu les tomes précédents /!\

Ceux qui me suivent depuis longtemps le savent : Je suis totalement amoureuse de la saga Grisha. Il paraît que Six of Crows est meilleur, mieux construit, et je n'en doute pas mais je n'en suis pas encore là. J'ai décidé de commencer par Grisha et elle reste l'une de mes sagas favorites, à laquelle je suis extrêmement attachée, et avec laquelle j'ai découvert Leigh Bardugo. Elle m'aura captivée, entraînée, émerveillée, et fait passer par plein d'émotions du premier au dernier tome.

Suite à son affrontement contre le Darkling, Alina se retrouve affaiblie et forcée de se terrer, tandis que le Darkling, lui, a pris de force le trône de Ravka. Alina n'a plus qu'à se reposer sur ses alliés pour reprendre des forces et tâcher de trouver le dernier amplificateur. La jeune fille est infiniment persuadée qu'elle n'est pas de taille face au Darkling sans celui-ci. Une course contre la montre tandis que leur ennemi marche sur le pays et prend du terrain.

« In truth, we were all jumpy. As lovely as it was to lie beneath the trees and see the sky again, it was also overwhelming. Life in the White Cathedral had been miserable, but manageable. Up here, things felt wilder, beyond my control. Militias and the Darkling's men roamed these lands. Whether we found Nikolaï or not, we were back in this war, and that meant more battles, more lives lost. The world seemed suddenly large again. I wasn't sure I liked it. »

Un dernier tome dont j'ai toujours retardé la lecture tant il me faisait peur. Au final, j'ai ressenti un immense plaisir de retrouver l'univers riche de l'autrice, ainsi que tous mes personnages préférés. Il s'agit ici de la dernière ligne droite pour Alina et ses amis, et si j'étais terrifiée d'en connaître l'issue, je n'ai finalement pas du tout été déçue. Cette fin se marie très bien avec les deux tomes précédents et l'atmosphère quelque peu sombre, mélancolique, qui règne en général sur la saga.

« I'd contemplated killing the Apparat today; I'd burned my mark into Vladimir's flesh. I'd told myself I had to, but the girl I'd been would never have considered such things. I hated the Darkling for what he'd done to Baghra and Genya, but was I so different? And when the third amplifier was around my wrist, would I be different at all? »

Alina est toujours une héroïne que j'affectionne particulièrement. Je sais que certaines personnes ont du mal avec elle, mais sa personnalité terriblement imparfaite est ce que je préfère chez elle. Alina a plus de défauts que de qualités, elle tient plus de l'anti-héroïne que de l'héroïne. Ce n'est pas un personnage que je trouve facile à approcher et je pense que l'avoir en face de moi m'intimiderait. Mais ce sont toutes ces imperfections qui font que je la trouve plus accessible que la moyenne malgré le rang qu'on lui accorde dans l'histoire. Sa tendance à s'isoler, sa méfiance, et ses questionnements intérieurs, font assez écho à ma propre personnalité et c'est toujours un plaisir de ressentir une connexion avec le personnage principal.

Au niveau des personnages, ce troisième et dernier tome signe enfin le moment où Mal est entré dans mon cœur. Il vaut mieux tard que jamais, comme on dit ! Ce troisième tome lui donne plus de consistance selon moi, et lui donne un rôle défini que l'on peut enfin saisir. Je l'ai largement préféré ici que précédemment grâce à un son relief et son tempérament qui s'est également calmé. Il est plus serein, et quelque part, ce nouvel aspect de lui m'a beaucoup plu. Mais mon chouchou reste évidemment le Darkling que l'on voit peu ici, mais qui garde son influence sur le reste des personnages et l'issue de ceux-ci.

« "If the Darkling uses the Fold to sever us from possible allies, then Ravka is his. He'll only get stronger, consolidate his forces. I won't just give up."
"You saw what those monsters did at the Little Palace -"
"You said it yourself -he won't stop. He needs to use his power and the more he uses it, the more he'll crave. This may be our last opportunity to bring him down. Besides, rumour has it Oretsev here is quite the tracker. If he find the firebird, we may just stand a chance."
"And if he doesn't?"
Nikolaï shrugged. "We put on our best clothes and die like heroes." »
Comme vous l'auriez compris, les personnages sont en très grande partie la raison de mon attachement immense à cette saga. Les personnages principaux comme secondaires sont tous loin d'être parfaits et possèdent pourtant tous un charisme fou. J'aurais aimé en découvrir d'avantage sur Nikolaï mais apparemment ça va très vite arriver dès Janvier (en VO) alors je suis heureuse. A part ce petit détail : tous ont fait de ma lecture un moment d'aventure inoubliable. Leurs histoires, ce qu'ils apportent au récit et à Alina, leurs pouvoirs, sont pour moi tout aussi riches et offrent autant de possibilités que l'univers en lui-même.

  • EN CONCLUSION : J'ai adoré Grisha de A à Z et même si je sais que j'ai principalement parlé des personnages ici, je la recommande non seulement pour ces derniers mais aussi mon son atmosphère, pour son univers, et en espérant qu'elle vous procure autant de plaisir et d'émerveillement qu'elle m'en a procurée !

Tomes précédents :
Saga terminée

Prochaines lectures : When It's Real d'Erin Watt.
Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets (en VO illustré) de J.K. Rowling.

Cosy Sunday #42.

Mon Sunday's books était déjà inspiré et différent du Sunday's books créé par Saefiel à la base, mais maintenant il change de nom et devient le Cosy Sunday ! Dans ce rendez-vous hebdomadaire, vous retrouverez mes lectures passées, en cours et à venir, ainsi que mes visionnages de la semaine, mes publications, et les articles des copinautes qui ont accaparé mon attention.

Ma panne de lecture persiste, quand même. Je n'ai pas posté de Cosy Sunday depuis un mois et c'est tout ce que j'ai lu : trois livres (pour mon rythme habituel, ce n'est pas beaucoup). Et cette fois, ce n'était pas à cause de mes lectures parce qu'elles ont été très bonnes ! Tuesdays are just as bad est un roman aussi juste que réaliste sur la dépression chez les adolescents. The Hate U Give est un roman fort et dénonciateur sur le racisme, ordinaire comme systémique. Et Grisha, tome 3 : L'oiseau de feu, une conclusion à l'image du reste de la saga et évidemment : j'ai adoré !

When it's real d'Erin Watt.

Mesdames et messieurs, voici Oakley Ford ! Popstar célébrissime, en une de tous les magazines, des millions de fans, et surtout... un caractère bien trempé ! Après une énième frasque relatée dans les tabloïds, son équipe doit réagir : il lui faut redorer son image au plus vite, avant qu'il ne détruise sa carrière... Et pourquoi pas lui trouver une fausse petite amie, une fille douce et sage, qui prouvera au monde entier qu'il a changé ? C'est là que Vaughn Bennett entre en scène. Soeur dévouée, étudiante et serveuse à temps partiel : en quelques mots, le prototype même de la fille « normale ». La preuve : elle n'aurait jamais accepté cette mission si sa famille n'avait pas de soucis d'argent. Et il faut dire que la magie et les paillettes d'Hollywood sont loin de lui déplaire. Mais en ce qui concerne Oakley, c'est une autre affaire. Cet abruti prétentieux, terriblement égoïste ? Ce n'est pas comme s'ils allaient vraiment craquer l'un pour l'autre dans la vraie vie ! N'est-ce pas ?



Harry Potter, book 2 : Harry Potter and the Chamber of Secrets (illustré) de J.K. Rowling.
VF : Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets.

When the shabby little house-elf Dobby pops up in Privet Drive insisting Harry Potter must not returns to Hogwarts, Harry suspects his arc-rival, Draco Malfoy, may be behind it. Rescued from the dire Dursleys by Ron Weasley -in an enchanted flying car- Harry spends the rest of the summer at The Burrow. Life with the Weasleys is so full of magical distractions, Harry soon forgets Dobby's frantic warnings.
But back at school a sinister message found daubed in a dark corridor echoes Dobby's predictions that terrible things are about to happen...


J'ai commencé ma relecture et en illustré d'Harry Potter la semaine dernière et même si c'est un plaisir, j'ai l'impression qu'il y a moins d'illustrations que le premier... J'attends de voir avec la suite ! Pour When It's Real, je ne l'ai pas encore commencé, mais j'espère bien le faire ce soir 😉

Bon déjà si je finis When It's Real, je serai heureuse... Mais dans l'idéal, j'aimerais bien avancer ma PAL d'automne avec une lecture que je suis certaine d'aimer !

Yéti & Compagnie : Un petit film d'animation sympathique comme tout. Un concept bien trouvé, des petits messages pour les plus jeunes, mais il manquait un petit plus pour moi.
First Man : Un carton pour beaucoup de gens, un petit calvaire pour moi. Je ne suis déjà pas fan (du tout) de Ryan Gosling mais je le trouve très ennuyeux à l'écran ici, avec des lenteurs que j'ai énormément ressenti, et une musique qui a eu un effet angoissant sur moi.
Set It Up (Petits Coups Montés) : Une comédie romantique qui m'a très agréablement surprise. Il est sur Netflix et je l'ai lancé sans grande conviction, pour finir avec le cœur rempli d'ondes positives tant j'ai trouvé ça super mignon et drôle.

Bohemian Rhapsody : Une pépite ! Bon, on s'en doute, c'est un film édulcoré plus qu'un véritable biopic... Mais la prestation de l'acteur principal est à retenir, la voix qui double Freddie Mercury aussi (cette personne), et la musique qui nous plonge dans une certaine joie teintée de nostalgie. Un gros concentré d'émotions et j'ai fini en larmes (les gens autour de moi aussi).
The Hate U Give : Je l'ai vu juste après Bohemian Rhapsody et j'ai pleuré aussi. Bonjours la petite madeleine que je suis ! Je suis un peu fâchée avec le personnage de Chris dans le film (plus nuancé dans le livre) et l'absence de l'intrigue de DeVante, mais c'est un film qui reste fort, poignant, et qui marche très très bien. A voir et à revoir !

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes : C'est sympathique... mais j'en attendais plus. Vu la bande-annonce qui est colorée, vive, surprenante, j'avais quelques petites attentes comme notamment celle de découvrir vraiment l'univers que l'on y voit. Au final, ça reste assez survolé, dommage.
Overlord : Un film qui remplit son taff. Un très bon divertissement, entre action, horreur, et touches d'humour. Je suis assez fan des films contre les nazis qui expérimentent des choses cheloues, j'étais donc obligée d'aller voir Overlord !

➤ Chroniques : Tuesday are just as bad (17/20) | The Hate U Give (19/20).
➤ Rendez-vous : Book Haul du mois.

Bunny's Books a succombé Meg Corbyn et a adoré le premier tome !
Les Lectures de Feflie me donne envie de découvrir Pourquoi pas nous ? même si la fin l'a un peu contrariée.
➤ Chronique à deux voix chez La Bulle de Cha sur le premier tome de Rozenn.


Bonne semaine et jolies lectures à tous !

samedi 3 novembre 2018

The Hate U Give • Angie Thomas.



The Hate U Give
d'Angie Thomas.
VF : The Hate U Give.
Genre : Contemporain, YA.
Mon édition : Walker Books.
438 pages.





Résumé : Sixteen-year-old Starr lives in two worlds: the poor neighbourhood where she was born and raised and her posh high schol in the suburbs. The uneasy balance between them is shattered when Starr is the only witness to the fatal shooting of her unarmed best friend, Khalil, by a police officer. Now what Starr says could destroy her community. It could also get her killed.


19/20.

  • J'AI AIMÉ : Récit fort, actuel, et dénonciateur.
  • J'AI MOINS AIMÉ : /.


The Hate U Give est forcément un roman dont vous avez entendu parler au moins une fois. Si ce n'est pas le cas, alors je suis heureuse de vous le faire découvrir parce que je le recommande à 100% pour son sujet, sa justesse, et son actualité. J'ai mis beaucoup de temps à le sortir de ma PAL et beaucoup de temps à finir ma lecture, mais tout ça n'a décidément rien à voir avec sa qualité. The Hate U Give est un roman YA fort sur le racisme, ordinaire comme systémique, et qui délivre énormément de messages et notamment à la communauté blanche sur notre privilège blanc. Car le contenu du livre n'est malheureusement pas étranger et inconnu à la communauté noire et autres minorités.

A l'âge de seize ans, Starr a déjà vu deux personnes de son entourage mourir. Deux de ses meilleurs amis. Celle de Khalil est un élément déclencheur pour la jeune fille : pour peut-être la première fois, le racisme des forces de l'ordre n'est plus un mythe mais une réalité. Un policier a tiré sur son ami, trois balles dans le dos, et l'a ensuite tenue en joue parce qu'il était nerveux d'être en présence de deux adolescents noirs. Un événement traumatisant qui va peu à peu pousser Starr dans l'envie de parler, de mettre fin à cette injustice qui bouleverse son quotidien.

« She sighs. "I see. Do you know if he was involved with the King Lords?"
"No."
"The Garden Disciples?"
"No." 
"Did you consume any alcohol at the party?" she asks.
I know that move from Law & Order. She's trying to discredit me. "No. I don't drink."
"Did Khalil?"
"Whoa, wait one second," Momma says. "Are y'all putting Khalil and Starr on trial or the cop who killed him?"
Wilkes looks up from his notes.
"I -I don't quite understand, Mrs. Carter?" Gomez sputters.
"You haven't asked my child about that cop yet," Momma says. "You keep asking her about Khalil, like he's the reason he's dead. Like she said, he didn't pull the trigger on himself."
"We just want the whole picture, Mrs Carter. That's all."
"One-Fifteen killed him," I say. "And he wasn't doing anything wrong. How much of a bigger picture do you need?"
Fifteen minutes later, I leave the police station with my mom. Both of us know the same thing:
This is gonna be some bullshit. »

Starr l'explique si bien, il y a deux versions d'elle-même : la vraie, la personne qu'elle est au sein de sa famille, dans son voisinage, où elle n'a ni besoin de faire semblant ni besoin d'être sur ses gardes, et celle qu'elle est dans son école majoritairement blanche, où elle se tempère. Ces dernières années, elle s'est perdue entre les deux, comme une adolescente qui se construit et ne sait plus qui elle doit être, comment elle doit être, à force d'endosser le rôle d'un caméléon... Car même si elle a des amis dans son école, et un petit ami : la connaissent-ils vraiment ? Et ses amis dans son voisinage, sa famille, est-ce la même chose ?

La mort de Khalil pousse Starr à faire un choix vis à vis de sa communauté, de ses origines, faire un choix de loyauté vis à vis d'elle-même aussi. C'est un deuil, un événement injuste, triste, douloureux, qui va également l'aider à trouve sa voix et sa voie. Starr ne veut pas rester silencieuse, elle ne veut pas fermer les yeux, elle ne veut pas laisser la justice ignorer son témoignage. La vie de Khalil compte. Sa vie à elle compte. La vie des noirs compte. Que ce soit dans les banlieues pauvres ou riches. Quel que soient leurs failles, leurs fautes, s'il y en a.

Il y a tout un degré de nuances dans The Hate U Give qu'il faut comprendre et accepter. On y parle de famille, d'amitié, d'amour, de tolérance. On y parle également de passé, de drogue, de criminalité, d'émeutes violentes. Ces nuances sont abordés avec Starr, mais aussi tous les personnages qui gravitent autour elle : Khalil, déjà. Mais aussi son propre père, Maverick (un de mes personnages préférés), dont Starr est très proche et dont leur lien m'a énormément touchée. Ainsi que Kenya, DeVante, et aussi son frère Seven, des jeunes de son âge, noirs aussi, qui vivent chacun leurs propres difficultés dont la société se fiche mais qui comptent. Et aussi Chris, Maya, et aussi Hailey, dans l'école de Starr qui permettent d'aborder le regard de l'autre, le privilège blanc, et l'ambiguïté du racisme.  

« A lump forms in my throat as the truth hits me. Hard. "That's why people are speaking out, huh? Because it won't change if we don't say something?"
"Exactly. We can't be silent."
"So I can't be silent."
Daddy stills. He looks at me.
I see the fight in his eyes. I matter more to him than a movement. I'm his baby, and I'll always be his baby, and if being silent means I'm safe, he's all for it.
This is bigger than me and Khalil though. This is about Us, with a capital U; everybody who looks like us, feels like us, and is experiencing this pain with us despite not knowing me or Khalil. My silence isn't helping Us.
Daddy fixes his gaze on the road again. He nods. "Yeah. Can't be silent." »

The Hate U Give est un roman dont il y a tant à dire tant il est riche et juste. On y aborde toutes les questions du racisme de la société et de l'individu, toutes ces nuances (partant des « simples blagues » au meurtre), et toute l'injustice dont est capable l'État. Cette histoire est située aux États-Unis, mondialement connu pour ses dérives entre la police et la communauté noire, mais elle pourrait être située partout. Ce problème n'existe pas qu'aux USA, il existe partout où existe le racisme, il existe aussi chez nous.

  • EN CONCLUSION : Un presque coup de cœur. The Hate U Give est un roman que je recommande formellement. C'est un incontournable du YA et le film basé sur le livre est également très bon !

Prochaine lecture : Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets (en VO illustré) de J.K. Rowling.
Grisha, tome 3 : L'oiseau de feu (en VO) de Leigh Bardugo.

mardi 30 octobre 2018

Book Haul : Les petits nouveaux du mois #11.

Le rendez-vous « In My Mailbox » que j'avais fini par lâcher au bout d'un moment fait son retour sur le blog sous un nouveau nom et un nouveau rythme ! « Les petits nouveaux du mois » aura lieu une fois par mois et je vous y présenterai mes achats papier et ebooks, et s'il y en a eu, mes emprunts et mes partenariats également.

En passant, pas de bilan du mois ce mois-ci parce que je n'ai pratiquement pas lu du tout... (vraiment un manque de motivation en Octobre). Mais comme vous pouvez le constater, ça ne m'a pas empêchée d'acheter 😭 Je suis allée à une convention YA, avec plein d'auteurs et autrices adorables aussi, alors forcément... J'ai craqué...


+16 en Octobre.
11 en VO/EN et 5 en VOFR/FR.


Livres papiers :

Ebooks :

Partenariats :

jeudi 18 octobre 2018

Tuesdays are just as bad • Cethan Leahy.



Tuesdays are just as bad
de Cethan Leahy.
VF : Pas de VF.
Genre : Contemporain, YA.
Mon édition : Mercier Press.
255 pages.





Résumé : What would you do if you were haunted by yourself?
When Adam Murphy wakes up in hospital after a failed suicide attempt, he finds he is not alone. In his room is someone only he can see and hear. Tied together by an invisible bond, Adam and his ghostly companion try to find a way to coexist as Adam works to get his life back on track. But life is never simple and as the pressure builds on Adam to appear 'normal', will his constant shadow turn out to be friend or foe?


17/20.

  • J'AI AIMÉ : La réalité de la dépression, l'originalité du point de vue.
  • J'AI MOINS AIMÉ : /.


Vendredi et Samedi dernier, je me suis rendue à la DeptCon 4, une convention sur le YA à Dublin. Je n'y connaissais que Sally Green et Patrick Ness, je suis repartie avec plein d'autres noms en tête dont celui de Cethan Leahy, auteur irlandais. Son livre est celui qui m'intéressait le plus avant de me rendre à cette convention, je l'ai acheté sur place et commencé dans la foulée. Je n'en ressors absolument pas déçue ! Cethan dépeint la dépression, surtout chez les adolescents, avec une extrême justesse. C'est pour moi un des meilleurs romans jeunesse que j'ai lu jusqu'à ce jour sur le sujet.

Adam a raté sa tentative de suicide. Il se réveille avec une présence, un fantôme, que lui seul peut voir et entendre. Partout où il va, il est là, le suit comme son ombre, et n'hésite pas à commenter tout ce qu'il voit et tout ce qu'Adam fait. Alors qu'Adam cherche plus ou moins à remonter la pente et faire bonne figure devant ses parents ainsi qu'à l'école, le fantôme, lui, aimerait qu'il cesse de l'ignorer.

« Without turning on a light, he walked into his room, changed into his pyjamas and lay on the bed. He clearly hoped that this would be the night he would finally fall asleep. He changed his position frequently, shifting his pillows about. However, sleep didn't come. So, instead, he opened his eyes and stared at me, the first time he had looked at me all day.
'Why are you still here?'
I didn't respond. What could I say? I didn't want to be here any more than he did. »

Difficile de faire un réel résumé à part cette phrase si joliment dite dans le résumé : « What would you do if you were haunted by yourself? ». Ce qui m'a tout de suite convaincue dans ce roman, c'est cette idée. Mais aussi le fait que le narrateur ne soit pas Adam, il s'agit du fantôme. Un point de vue qui nous permet non pas de suivre les pensées d'Adam, pourquoi et comment il est arrivé à son geste, et ses conséquences. Le point de vue nous permet de suivre la dépression, de savoir comment elle peut rendre une personne, et comment, à quoi, elle peut nous amener.

« Adam walked away from the bus stop and a few moments later there was a beep from his pocket. He checked it, smiled and responded immediately.
'Ahem,' I said, clearing my nonexistent throat.
'Oh, yeah. Heh, I completely forgot you were there.'
I'd noticed.
'How do you think the date went? Oh wait, I got a message. Give me a second.'
I said nothing but this didn't bother him. It bothered me, though. »

C'est avec ce principe que ce roman est si juste. Notre narrateur est la dépression. Ce n'est pas un narrateur que l'on peut apprécier, il est antipathique, amer, et ce qu'il susurre à l'oreille d'Adam n'est certainement pas pour l'aider. L'image même de la maladie en soit. Un choix vraiment judicieux de l'auteur pour nous permettre de cerner avec subtilité et finesse à quel point cette maladie est insidieuse et sournoise. Une allégorie qui fait la force totale du roman.

« He looked at me.
'It's always bad. Even when things were okay, they were still bad. I was able to ignore it for a while, but it's always been bubbling underneath, waiting to overwhelm me.' »

Adam, que l'on ne suit qu'au travers du fantôme, est un personnage pour le moins attachant, pour lequel on ressent de la compassion, de la tristesse, de la tendresse. On voit les symptômes de la dépression et comment ceux-ci l'affectent : le vide, la fatigue, la solitude, la dépréciation de soi, le doute, la paranoïa aussi. Et on se retrouve là, impuissant, avec le récit qui nous place dans le rôle de l'entourage qui a envie de le réconforter sans savoir comment. L'effet est réaliste au possible.

  • EN CONCLUSION : Un livre intelligent, juste, avec ses originalités et son goût « bittersweet » (doux-amer). La dépression n'est ni glamorisée ni utilisée comme tremplin pour l'histoire, elle est nous est présentée dans son plus simple appareil : crue, compliquée, et authentique.

Prochaine lecture : The Hate U Give (en VO) d'Angie Thomas.

lundi 15 octobre 2018

Cosy Sunday (Monday) #41.

Mon Sunday's books était déjà inspiré et différent du Sunday's books créé par Saefiel à la base, mais maintenant il change de nom et devient le Cosy Sunday ! Dans ce rendez-vous hebdomadaire, vous retrouverez mes lectures passées, en cours et à venir, ainsi que mes visionnages de la semaine, mes publications, et les articles des copinautes qui ont accaparé mon attention.

Un très long moment... Je n'ai vraiment pas lu beaucoup en cette première moitié d'Octobre. J'ai quand même terminé The Villains, book 1 : Vicious, un Schwab que j'ai vraiment beaucoup aimé, comme d'habitude avec l'autrice. Et je me suis lancée dans une nouvelle qui m'a paru bien longue et que j'ai eu des difficultés à terminer : The Galactic Captains, book 1 : Siege Weapons.



Tuesdays are just as bad de Cethan Leahy.
VF : Pas de VF.

What would you do if you were haunted by yourself?
When Adam Murphy wakes up in hospital after a failed suicide attempt, he finds he is not alone. In his room is someone only he can see and hear. Tied together by an invisible bond, Adam and his ghostly companion try to find a way to coexist as Adam works to get his life back on track. But life is never simple and as the pressure builds on Adam to appear 'normal', will his constant shadow turn out to be friend or foe?





Je suis à plus de la moitié de Tuesdays are just as bad que j'ai commencé pendant la DeptCon 4 (convention YA en Irlande) où j'ai rencontré l'auteur. C'est un roman très juste sur la dépression, avec un goût bittersweet parfait !

Je sais, je ne fais que reporter Grisha T3... Mais il va falloir que je lise The Hate U Give avant parce qu'il sort le 22 octobre au cinéma ici (j'avais oublié) et j'ai très très envie d'aller le voir ! 😄 Après, oui, je vais enfin me mettre à Ruin and Rising !

La Prophétie de l'Horloge : Un film familial sympathique, mais sans réel plus pour moi. C'est vraiment la présence de Cate Blanchett et Jack Black qui fait tout, ils sont tout deux si charismatique que le jeune acteur n'arrive malheureusement pas à leurs chevilles...
King of Thieves : Un film qui retrace l'un des plus grand braquage que l'Angleterre ait connu. La bande-annonce m'a vraiment induite en erreur, car je pensais le film plus comique que ça. A part la brochette d'acteurs, j'ai trouvé le tout ennuyeux... Vraiment...

The Little Stranger : Ce film termine ma semaine clairement bof niveau films. L'esthétique est vraiment très belle, mystérieuse, avec un charme gothique. Mais l'intrigue est lente, conduit le spectateur de plus en plus dans le malaise. Il y a une ligne fine entre creepy-fascinant et creepy-malaisant, et ça a été le second pour moi...
Venom (2018) : Eh bien contrairement à beaucoup, j'ai adoré ce blockbuster ! J'y suis allée un peu à reculons et j'ai trouvé que c'était un Marvel drôle, entraînant, et dont je n'ai pas vu les minutes passer. J'ai adoré le personnage de Venom aussi, et son duo avec Eddie.

A Star is Born (2018) : LE film tant attendu et qui est reçu extrêmement bien (plus d'une semaine après sa sortie, on fait encore des salles sold out au boulot ^^). J'ai vraiment beaucoup aimé. Lady Gaga est absolument fabuleuse dedans et le film sublime sa voix ♥ Elle et Bradley Cooper forme un duo complice, convaincant, et même si je n'ai pas eu LE coup de cœur, c'est définitivement un film plein d'émotions que je recommande !


➤ Le Chat du Cheshire nous parle de Darkest Minds T1 et ne boude pas sur ce premier tome qui a été un coup de coeur pour moi 😊
➤ Deux chroniques coups de coeur sur Shades of Magic T3 : celle d'Echos de mots et celle de Bunny's Books.


Bonne semaine et jolies lectures à tous !
Decorated Christmas Tree