vendredi 22 juin 2018

Désirs défendus • F.V. Estyer.




Désirs défendus
de F.V. Estyer.
Genre : Romance, érotique.
Mon édition : La Condamine.
Nombre de pages : ?? (lu en ebook)





Résumé : Depuis ce jour d'été qui a fait basculer son monde, James part à la dérive. Son travail est la seule chose qui l'empêche de sombrer : professeur d'anglais dans le supérieur, l'enseignement est sa vocation. 
Mais quand il croise les yeux vert sombre de Noah le jour de la rentrée, et perçoit la détresse qui émane du jeune homme, il comprend immédiatement que cette année, les choses seront différentes. Car jamais encore il n'avait désiré un étudiant... Prendra-t-il, par amour, le risque de transgresser les interdits ?


11/20.

  • J'AI AIMÉ : Le personnage de Noah.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Le personnage principal, le côté mélodramatique.


Je remercie beaucoup les éditions La Condamine qui m'ont contactée pour me proposer ce titre. Étant plutôt fan de romances, j'ai accepté sans hésiter... Ok, c'est encore une histoire prof / élève, mais avec une dimension qui me gêne moins : il s'agit ici de deux adultes, et donc deux adultes conscients et consentants. Malheureusement, ce n'est pas ce type de relations qui m'a ennuyée mais par contre, j'ai bien failli avoir une grosse panne de lecture à cause de James, le personnage principal !

James, british et professeur d'anglais dans le supérieur, sort d'une rupture douloureuse et il n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vacances d'été ont été un enfer. Et la rentrée n'est pas pour l'encourager : là, dans sa classe de première année, un étudiant aux yeux verts qui ne le laissent définitivement pas indifférent... Les semaines passent, et les mois, et quand l'étudiant se montre renfermé et revient avec des blessures physiques, le sang de James ne fait qu'un tour. Rester loin de Noah ? Ou se rapprocher ?

« Pourtant, je vois bien que je ne laisse pas indifférent, qu'il éprouve, sinon des sentiments, au moins du désir. Lorsqu'il détaille mon corps, me fixe intensément, ferme les yeux brièvement lorsque je lui rends ses regards, cripe les doigts autour de son sylo, je devine qu'il lutte, autant que moi. C'est un combat interne, invisible aux yeux des autres, mais qui me laisse chaque soir épuisé.
Il hante mon esprit, s'immisce dans mes rêves. C'est à peine si j'ose fermer les yeux. Parce que dès que je m'endors, son image s'impose à moi, et chaque fois que je me réveille, son absence me fait mal, tous les jours un peu plus.
Je ne peux pas l'oublier. Je le croise tous les jours, que ce soit en cours, dans les couloirs ou devant le bâtiment. Nous pourrions faire en sorte de nous éviter, la plupart du temps, mais aucun de nous ne semble avoir envie de fuir l'autre. »

James est typiquement ce bon professeur : qui aime enseigner, qui se préoccupe de ses élèves, qui aime leur laisser de bons souvenirs et n'hésite pas à les aider. Mais il n'est pas ce « bon personnage ». Dès le début, j'ai senti qui lui et moi, ça n'allait pas le faire et pourtant, j'ai espéré. J'ai espéré qu'il évolue au fil du roman, au fur et à mesure que son chagrin d'amour passe. Je me suis trompée. James m'a été très antipathique à cause de son goût pour le mélodrame et de faire d'un détail une montagne. Il a ce côté amoureux de l'idée de l'amour, de l'amour, mais pas d'une personne réellement en elle-même, ce qui lui donne un côté extrêmement dépendant.

Ce côté dépendant couplé au syndrome du sauveur, je n'ai pas réussi... Je n'ai pas réussi à m'attacher à lui et à me préoccuper de lui... Pour moi, il est toxique. Pas toxique parce que c'est professeur amoureux d'un élève (la différence d'âge est minime et ils sont tout deux adultes et consentants), mais toxique parce qu'il est étouffant. Il veut à tout prix sauver l'autre, il veut à tout prix aimer et être aimé, il sombre facile à cause de l'amour... Le tout à un point trop obsessionnel à mon goût. Il tourne beaucoup en boucle dans sa tête, entre son désir, ses fantasmes, ses envies, il n'y a que Noah, Noah, Noah.

« Depuis plus d'une heure que nous nous trouvons dans ce club, Noah et moi n'avons pas une seule fois décollé nos corps l'un de l'autre. Même quand nous allons nous rafraîchir en buvant un verre au bar, nos peaux restent toujours en contact. Comme si nous avions peur. Et peut-être est-ce le cas. En tout cas, c'est le mien. »

A côté, Noah est bien plus à la portée du lecteur. Il semble moins étouffant et j'aurais aimé avoir d'avantage son point de vue plutôt qu'à la toute fin. Malgré ses soucis personnels qui sont au centre de l'histoire et qui aident les rapprochement avec James, Noah est une bouffée d'air frais comparé à notre narrateur. Je l'ai beaucoup aimé, lui et ses réparties, même si je retiens surtout qu'il a les yeux bien verts ! 

  • EN CONCLUSION : Une relation amoureuse à laquelle on donne un côté trop dramatique pour pas grand chose avec les litanies sans fin de James. C'est dommage ; il manque au final beaucoup de complicité et de douceur. Deux personnages qui couchent ensemble et s'entraident ne me suffisent pas. Il me faut de l'alchimie.

Prochaine lecture : Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série (en VO) de Becky Albertalli.

mardi 12 juin 2018

Éclore (Puisque c'est ma rose #1) • Jade River.




Puisque c'est ma rose, tome 1 : Éclore
de Jade River.
Genre : Contemporain, romance.
Mon édition : MxM Bookmark (Romance Passions).
320 pages.





Résumé :  Lectrice acharnée, boxeuse à ses heures perdues et lycéenne à peine studieuse... Abélia se sent en décalage avec les jeunes de son âge. Heureusement pour elle, sa nature discrète lui permet de rester à l'écart de l'agitation de ses camarades. Et surtout, loin des problèmes. Le jour où M. Valverde, son nouveau professeur de littérature, arrive au lycée, Abby est certaine qu'entre eux le courant ne passera pas. Mais au contraire, cette rencontre l'électrise et le contrôle qu'elle exerce tant bien que mal sur ses émotions vole bientôt en éclats. Conscients que le lien qui se tisse entre eux est interdit, tous deux vont s'efforcer de garder leurs distances. Mais pourront-ils lutter longtemps contre leurs sentiments ?


15/20.

  • J'AI AIMÉ : Suivre le quotidien d'Abélia, ses relations.
  • J'AI MOINS AIMÉ : La relation au centre du roman.


Un grand merci à NetGalley et MxM Bookmark pour leur confiance ! D'ailleurs, quand je l'ai vu sur NetGalley, j'ai foncé les yeux fermés : le combo de la maison d'édition, de la couverture, et du résumé à coup de « ça passe ou ça casse », m'a tout de suite intriguée. Les relations élèves / professeurs ne sont pas du tout quelque chose que j'approuve, je suis formellement contre je préfère vous avertir tout de suite. Mais, dans la littérature, j'en suis toujours curieuse et j'étais curieuse de celle-ci. Au final, dans son ensemble, c'est une bonne lecture... mais du côté du sujet qui fâche, ça fâche un peu malheureusement.

Mr Valdere, nouveau professeur de littérature au lycée d'Abélia, lui fait une drôle d'impression dès la première rencontre. Il n'a pas l'air très commode. Mais il a l'air passionné par sa matière qui est la préférée de la jeune fille. Alors qu'Abélia traverse l'adolescence et la fin du lycée avec des doutes, des hauts et des bas, et un entourage diverse qui combat leurs propres démons, son professeur finit par ne pas la laisser tout à fait indifférente. Un sentiment qui terrifie la jeune fille qui s'efforce de ne rien en montrer... surtout à ses amis, dont la fille de Mr Valdere...

« J'ouvris la porte de manière aussi mesurée que possible et me glissai dans l'entrebâillement, la tête baissée. Quand je la relevai, j'accrochai les yeux marron glacé de mon nouveau professeur de littérature. Il n'était pas particulièrement grand, beau ou bien bâti, mais quelque chose m'interpellait chez lui. La trentaine à tout casser, il avait une barbe soigneusement taillée en ancre, des cheveux châtains rejetés en arrière, un nez grec et des lèvres fines. Je discernai dans son regard une retenue indescriptible.
Élégant, tiré à quatre épingles. La seule chose qui détonait de façon flagrante avec son maintien droit était sa cravate absolument ignoble aux motifs abstraits, colorés, que j'adorai sur-le-champ.
Il me fixait, l'air sévère. Je me sentais comme un pingouin dans le désert. »

Rentrons dans le vif du sujet, maintenant que nous y sommes : la relation prof / élève. Je dois reconnaître que l'on ne se concentre pas uniquement sur ça et qu'elle est très lente, ce qui sont deux points positifs non négligeable. Cependant, ce qui m'a gênée, c'est que malgré les difficultés dans sa vie, Abélia ne fait pas plus qu'une adolescente de dix-sept ans. De A à Z, j'ai bien eu l'impression d'avoir affaire à une jeune héroïne, un brin immature, complètement naïve, et ce, même si elle est intelligente et douée sur d'autres plans. Je n'ai donc pas compris la réciprocité de ses sentiments. Même avec leurs intérêts commun, la complicité entre elle et Arthur Valdere n'est pas plus développée que ça non plus. Je n'ai vraiment pas réussi à les voir autrement que dans une relation « père / fille ». Et c'est ce qui fâche bien, puisque c'est... gênant !

« Il démarra, et je reculai de deux pas avec la certitude de me diriger vers un gouffre. Je l'observai manœuvrer, concentré sur son demi-tour, puis s'éloigner. Il leva une main pour me saluer et je l'imitai, consciente qu'il me verrait dans le rétro. Mon cœur battait dans ma gorge. Mes jambes menaçaient de céder sous mon poids.
Je restai plantée dehors jusqu'à ce que sa voiture disparaisse, les bras serrés autour de mon corps alors que je n'avais étrangement pas froid.
Mon sourire se fana à mesure que je reprenais le contrôle de mes émotions. Elles gelèrent quelque part entre mon estomac et ma poitrine. Et quand la glace commença à fondre, je sus. Je sus qu'il se passait quelque chose de vraiment moche pour moi. »

Toutefois, à côté, le roman parle de beaucoup de choses et tout tient avec l'entourage d'Abélia. Cette dernière est bien entourée, que ce soit avec ses deux pères (Papa et Dad) ou ses amis (Noah, Zoé, Lou et Joleen). Cette ribambelle de personnages créent une certaine profondeur au quotidien d'Abélia et toutes ces interactions sont plus ou moins intéressantes, même si niveau amitié on repassera pour Noah et Zoé que je trouve toxiques pour notre héroïne...

L'amitié d'Abélia avec Joleen, la fille d'Arthur, est l'une des relations les plus sympathiques et des plus intéressantes. Je regrette toutefois que Joleen SOIT la fille du professeur en question, puisque le fossé se crée d'avantage entre Abélia et lui de mon point de vue. Difficile d'imaginer quoi que ce soit de pas malsain quand il a une fille de son âge (qu'il l'ait eu très jeune ou non). J'ai aussi adoré la relation d'Abby avec ses parents également. Les couples homoparentaux sont rares en littérature et c'est toujours plaisant d'en croiser, surtout quand ils sont proches de leurs enfants. C'est le cas d'Abby et de ses papas. Voilà une famille aimante, bienveillante, protectrice comme il faut !

  • EN CONCLUSION : J'ai du mal à cerner ce que j'en ai réellement pensé au final. Ai-je bien aimé ? Un peu, tout de même. Mais ai-je été embarrassée ? Assez aussi. J'attends de voir avec la suite ce que fera l'autrice de cette fameuse relation entre Abby et son professeur. Je pense que c'est avec ça que je saurais où me situer.

 Prochaine lecture : Désirs défendus de F.V. Estyer.

lundi 11 juin 2018

Cosy Sunday #33.

Mon Sunday's books était déjà inspiré et différent du Sunday's books créé par Saefiel à la base, mais maintenant il change de nom et devient le Cosy Sunday ! Dans ce rendez-vous hebdomadaire, vous retrouverez mes lectures passées, en cours et à venir, ainsi que mes visionnages de la semaine, mes publications, et les articles des copinautes qui ont accaparé mon attention.

J'ai découvert Autoboyographie que j'ai vraiment adoré pour sa sensibilité et ses personnages justes, profonds. Puis je me suis lancée, non sans appréhension dans Puisque c'est ma rose, tome 1 : Éclore et j'en ressors avec quelques points négatifs même si dans l'ensemble c'était pas mal. Et pour terminer, j'ai avancé dans mon manga chouchou avec Haikyû!! tome 5 et tome 6 !




Désirs défendus de D.V. Estyer.

Depuis ce jour d'été qui a fait basculer son monde, James part à la dérive. Son travail est la seule chose qui l'empêche de sombrer : professeur d'anglais dans le supérieur, l'enseignement est sa vocation.
Mais quand il croise les yeux vert sombre de Noah le jour de la rentrée, et perçoit la détresse qui émane du jeune homme, il comprend immédiatement que cette année, les choses seront différentes. Car jamais encore il n'avait désiré un étudiant... Prendra-t-il, par amour, le risque de transgresser les interdits ?




  Deux histoires profs / élèves à la suite... Je n'ai vraiment pas fait exprès ! Surtout que ce n'est pas le genre de choses que j'approuve, même si là dans le supérieur, c'est différent puisqu'il s'agit de deux adultes. J'ai à peine commencé Désirs défendus et pour l'instant je suis assez déroutée. Le roman commence sur une scène un peu vulgaire et pas nécessaire.

Comme je n'en ai plutôt auuucune idée, je pense que je vais me diriger vers une valeur sûre : A moi les Héros de l'Olympe !

➤ Chroniques : Vampire Academy T2 : Morsure de glace (16/20) | Autoboyographie (18/20).
➤ Rendez-vous : Time to Choose.

Florylege Books me donne très envie de sortir Archer's voice de ma PAL !
Mille & Une Lectures a partagé un article coup de gueule sur un énorme plagiat et où le doute n'est plus permis.


Bonne semaine et jolies lectures à tous !

jeudi 7 juin 2018

Autoboyographie • Christina Lauren.




Autoboyographie
de Christina Lauren.
Genre : Romance contemporaine, YA.
Mon édition : Hugo Roman (New Way).
399 pages.





Résumé : Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Califormie pour le plus traditionnel État de l'Utah, le jeune homme se rend à l'évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu'un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible). 
C'est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! 
Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige -et accessoirement mormon- qui a remporté le Séminaire haut la main l'année passée. Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui...


18/20.

  • J'AI AIMÉ : La représentation LGBT+, les émotions à nues de Tanner.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Parfois trop explicatif sur la religion.


Je remercie chaudement Hugo Roman pour l'envoi de ce titre ! Autoboyographie m'a aussitôt tapée dans l’œil grâce à sa couverture (majoritairement aux couleurs du drapeau de la bisexualité, d'ailleurs) et grâce à son résumé. C'est une lecture dont je n'en sors pas déçue, même loin de ça au contraire. J'ai adoré ! C'est un roman qui aborde pleinement les questions de l'orientation sexuelle et de la religion, un cocktail qui ne fait parfois pas bon ménage... mais qui peut pourtant s'allier avec bienveillance. Ainsi nous le prouvent les autrices !

Tanner est bisexuel. Mais depuis son déménagement dans une petite ville reculée et profondément Mormone, il est « retourné au placard ». Il n'attend plus que l'université pour s'éloigner de la religion et des croyances pour vivre sa vie et ses relations amoureuses comme il l'entend. Ici, il se sent coincé, pas entier. Il réprime son attirance pour les garçons, et seule compte son attirance pour les filles et surtout aux yeux de tous. Mais sa rencontre avec Sebastian, l'étudiant qui leur sert de mentor au Séminaire d'écriture auquel participe Tanner, chamboule tout. Il ne faut pas plus de quelques secondes pour que l'attraction soit fulgurante et... réciproque ? Pourtant, c'est impossible, Sebastian, lui, est mormon. Quel malheur !

« Maintenant qu'il est face à la classe, ses yeux s'éclairent quand ils rencontrent les miens. Une fraction de seconde, et puis encore une, comme un prisme qui capte la lumière, parce que son regard revient sur moi. Ce temps infime est assez long pour qu'il discerne mon attraction immédiate. Merde, comme il la reconnaît vite. Ça doit lui arriver souvent de recevoir un regard adorateur depuis l'autre bout d'une pièce. Mais pour moi, être aussi instantanément attiré, ça m'est complètement étranger. DAns ma poitrine, mes poumons sont des animaux sauvages qui griffent les barreaux de leur cage.
- Oh purée, marmonne Autumn à côté de moi. Son sourire me fait fondre.
Ses mots sont un lointain écho de mes pensées : son sourire me fout en l'air. »

Tanner est un personnage auquel je me suis immédiatement attachée. C'est un jeune adolescent vrai, authentique, qui ressent les choses à mille pourcents et ne tente pas de les contrôler. C'est un rêveur, un sentimental, un être sensible. Cacher sa bisexualité est un poids de tous les instants pour lui. Seule sa famille est au courant, mais il aimerait pouvoir être libre d'embrasser qui il veut, être libre de pouvoir en parler à sa meilleure amie, être libre face au regard des autres. Mais sa mère, ayant grandie dans la foi mormone et ayant coupé les ponts avec sa propre famille, préfère le protéger et le met constamment en garde contre les dérives de la communauté religieuse qui régente la ville.

Et la religion tient effectivement une énorme place où ils sont. Rares sont les athées ou les mormons peu pratiquants, ce qui crée une atmosphère étouffante pour toute personne qui sort de la norme créée par ces croyants. Ce qui est le cas de Tanner et de Sebastian. Sebastian, le fils de l'évêque du coin, mormon jusqu'au bout des ongles, mais qui se cherche encore. Autoboyographie est plus qu'une romance, c'est une vraie confrontation entre foi et orientation sexuelle, deux thématiques lourdes et compliquées. Un terrain d'entente est-il possible ? La bienveillance ne devrait-il pas faire partie de la foi ?

« C'est un coup de poing dans le plexus.
- Mais alors, je t'ai rencontré.
Un coup encore plus violent.
J'ai été extrait de mon propre corps et je nous regarde depuis le chemin. On est assis sur un rocher, côte à côte, les bras qui se frôlent, et je sais que ce moment sera gravé dans ma mémoire pour toujours.
- LA première fois que je t'ai vu...
J'ai à peine commencé qu'il acquiesce déjà, comme s'il savait exactement ce que j'allais dire.
- Oui.
Ma poitrine se contracte.
- Je n'avais jamais senti ça avant.
- Moi non plus. »

Malgré les thèmes actuels et difficiles, c'est un roman bon, tendre et doux. On y suit Tanner, juif mais définitivement peu pratiquant, qui tombe fou amoureux de Sebastian et qui n'a aucune envie de réprimer son attirance, surtout si celle-ci est réciproque. Aller droit dans le mur ? Avoir le cœur brisé ? Ce n'est pas une idée qui lui fait peur. Même si c'est une histoire à une voix, Sebastian nous est ni mystérieux ni inconnu. Il est totalement transparent et à travers les yeux de Tanner, nous pouvons voir ses sentiments, ses émotions, son dilemme entre son coeur et sa famille, comme si nous étions dans sa tête.

Vrai coup de cœur pour ces deux jeunes garçons, tant opposés par leur éducation que par leur caractère. Tanner est impulsif, Sebastian est posé, calme. Leur tandem crée une sorte de bulle, une bulle rien qu'à eux, et c'est en les suivant, et suivant l'évolution de leur relation, qu'en résulte cet effet de douceur malgré les grands obstacles qui les guettent.

  • EN CONCLUSION : Je ne suis vraiment pas passée loin du coup de cœur, je l'ai frôlé, même. Et je suis contente de commencer ce mois de la Pride par un roman sensible, doux, et qui représente très bien la bisexualité et la recherche de soi. A mettre entre toutes les mains ! (surtout si le sujet vous intéresse)

Prochaine lecture : Puisque c'est ma rose, tome 1 : Éclore de Jade River.

mercredi 6 juin 2018

Time to Choose #36.

Photo © wildorange55.
Le Time to Choose est un rendez-vous initialement proposé par Galleane qui consiste chaque mois à choisir trois livres de sa PAL et d'en lire au moins un. 
Personnellement, je vais corser les choses en ne considérant pas mes objectifs remplis si je n'ai pas lu les trois de ma sélection (avec une option Joker pour m'aider un peu !). Parmi ces romans, il y aura une suite de saga, un livre tiré au sort et un livre choisi librement. Le joker, lui, sera choisi par mes abonnés sur Twitter lors d'un sondage.


Ma sélection précédent (Mai) :
Et c'est en rédigeant cet article que je réalise que... J'AI TOUT LU ! Même le joker ! Et ça, c'est la première fois ! C'est un 04/03 et c'est la preuve que cette sélection a parfaitement correspondu à mes envies du mois de mai, et toutes ces lectures ont été des bonnes lectures (dont un coup de cœur, d'ailleurs, pour Les carnets de Cerise, tome 5 : Des premières neiges aux perséides ♥).


Ma sélection de Juin :

Comme suite de saga, j'aimerais beaucoup lire la conclusion de Grisha avec son tome 3 : Ruin and Rising, même si après avoir sur-kiffé les deux tomes précédents, j'ai un peu peur de commencer celui-là... Le tirage au sort a sorti LE manga parfait de ma PAL et que j'ai grave envie de continuer : Haikyû!! avec son tome 5, là où j'en suis actuellement. Et en choix libre, je me suis dirigée vers Autoboyographie dont j'arrive presque à la fin et dont j'apprécie énormément la lecture ♥
Pour le joker, vous m'avez choisi et de loin : La Faucheuse, tome 1 !


Je vous souhaite à tous un beau mois de Juin 😎

lundi 4 juin 2018

Morsure de glace (Vampire Academy #2) • Richelle Mead.




Vampire Academy, tome 2 : Morsure de glace
de Richelle Mead.
Genre : Fantastique, YA.
Mon édition : Catelmore.
380 pages.





Résumé : Les vacances de fin d'année ont débuté à Saint-Vladimir, mais Rose n'a pas la tête à s'amuser. Une attaque strigoï a mis l'école en alerte rouge et des gardiens viennent renforcer la sécurité. Les élèves sont envoyés dans un chalet à la montagne pour les éloigner du danger. Or la menace se rapproche... et Rose doit faire preuve, une fois de plus, d'un courage hors du commun. Mais l'héroïsme a un prix !


16/20.

  • J'AI AIMÉ : L'héroïne est plaisante, récit addictif.
  • J'AI MOINS AIMÉ : Toujours ce côté un peu trop adolescent.


/!\ Spoilers possibles si vous n'avez pas lu le T1 /!\


Il n'est jamais trop tard pour s'attaquer à la suite d'une saga commencée et encore heureux sinon je ne donnerais pas cher de ma peau ! Je me suis enfin lancée dans Morsure de glace, la suite de Sœurs de sang. Je ne me souvenais pas trop-trop de ce denier mais aucun mal à revenir dans l'histoire avec les rappels du début qui sont les bienvenus. Et, malgré un ton toujours adolescent par moment, c'est une lecture qui m'a bien plu et que j'ai suivi avec assiduité.

En tant que future gardienne de Lissa, la dernière Dragomir en vie chez les vampires Moroï, Rose continue son entraînement à Saint-Vladimir et avec Dimitri comme mentor. Les choses se compliquent quand au lieu de passer une étape cruciale dans son enseignement, Rose et Dimitri tombent sur un massacre qui laisse la jeune fille sans voix, ainsi que déterminée à vaincre pour de bon les Strigoï. L'attaque a cependant des répercussions sur l'école, où les vampires sont évacués de manière temporaire ; Le moins que le puisse dire, c'est que l'ambiance est au rendez-vous pour les vacances de Noël...

Ce second tome est un tome que je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer. J'y ai retrouvé malheureusement les mêmes défauts qu'avec le tome un, c'est à dire des passages parfois naïf et immature qui témoigne d'un public adolescent assez visé. Mais j'y ai aussi retrouvé les même qualités qui ont fait que j'ai accroché : un rythme entraînant, une héroïne badass et sympathique à suivre, et des intrigues intéressantes. Il y a un cocktail qui se marie très bien entre univers, romance, et action.

« Je l'embrassai sans lui laisser le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'aurais eu tort de ne pas le faire, puisqu'il me rendit mon baiser. Il me pressa contre le mur en maintenant mon bras, et glissa son autre main dans mes cheveux. Son baiser trahissait des émotions intenses : de la colère, de la passion, du soulagement...
Il y mit pourtant un terme. Il s'écarta de moi et recula aussitôt de plusieurs pas, l'air abasourdi.
- Ne refais plus jamais ça, m'ordonna-t-il avec raideur.
- Alors ne me rends pas mes baisers, le défiai-je.
Il soutint mon regard pendant ce qui me paru une éternité.
- Ce n'est pas pour m'écouter parler que je donne des « conseils zen », ni parce que tu n'es qu'une élève parmi d'autres. Je le fais pour essayer de t'enseigner la maîtrise de soi.
- Tu fais du très bon boulot, ironisai-je. »

J'ai suivi Rose avec grand plaisir, en tout cas. J'adore son personnage. Son statut de dhampir et son entraînement lui offrend des facultés exceptionnelles ; elle a les sens développée, elle agile, douée au combat. Toutefois, elle n'oublie jamais d'être une jeune fille de dix-sept ans entre sa vie d'adolescente et sa vie d'adulte à peine entamée. Elle garde une légèreté et une insouciance qui nous la rend tout de suite accessible. Sa vie, et celle de meilleure amie, ne sont pas faciles et la notion de danger les menace souvent, et Rose sait rester drôle, sarcastique, et amoureuse d'un certain mentor canon...

« - Là ! m'écriai-je. Le cœur est là, sous les côtes et le sternum. Est-ce que je peux avoir ce pieu, maintenant ?
Je croisai les bras avec orgueil en m'attendant à être félicitée pour mes progrès. Au lieu de me complimenter, Dimitri haussa les épaules avec l'air de penser que j'aurais dû le savoir depuis longtemps. De fait, j'aurais dû...
- Et comment fais-tu pour franchir les côtes et le sternum ?
Je soupirai. Je n'avais trouvé la réponse à sa question que pour atteindre la suivante. Typique...
Il consacra l'essentiel de l'heure à développer ce point et me montra les techniques qui entraînaient la mort la plus rapide. Chacun de ses mouvements était aussi gracieux que mortellement efficace. Il lest réalisait sans effort apparent, mais jamais appris à le connaître.
Lorsqu'il me tendit le pieu, il me fallut un certain temps pour comprendre son geste.
- Tu me le donnes vraiment ?
Ses yeux pétillèrent d'amusement.
- J'ai du mal à croire que tu ne te sois pas déjà enfuie avec... »

Ce n'est pas dans ce tome-ci que la relation mentor/élève évolue cependant. Et ce n'est pas plus mal. Rose existe sans son love interest et sans la protection de Dimitri. Et ce tome est quelque peu décisif pour elle et sa future identité de gardienne. J'ai adoré qu'on explore non seulement les relations amoureuse et amicales de Rose, mais aussi ses relations familiales. Place à la mère de Rose qui fait son entrée ! Et pour être honnête, c'est une relation qui m'a convaincue de par son côté compliqué et par les non-dits qui hantent mère et fille.

  • EN CONCLUSION : Un seconde tome qui continue dans sa lignée de tome divertissant et qui se finit une fois de plus sur une note qui donne envie de connaître la suite !

Tome précédent :

Prochaine lecture : Autoboyographie de Christina Lauren.

Cosy Sunday #32.

Mon Sunday's books était déjà inspiré et différent du Sunday's books créé par Saefiel à la base, mais maintenant il change de nom et devient le Cosy Sunday ! Dans ce rendez-vous hebdomadaire, vous retrouverez mes lectures passées, en cours et à venir, ainsi que mes visionnages de la semaine, mes publications, et les articles des copinautes qui ont accaparé mon attention.

Pas beaucoup de romans ces deux dernières semaines. J'ai lu La ronde des saisons, tome 4 : Scandale au printemps, une romance historique toute douce et toute mignonne ! Puis j'ai dévoré une BD : Les carnets de Cerise, tome 5 : Des premières neiges aux perséides que j'ai adoré au point du coup de coeur. Ce tome détrône le troisième dans mon coeur 💜 Et j'ai lu également Vampire Academy, tome 2 : Morsure de glace, un second tome sympathique dans la lignée du premier !

Au niveau des lectures mangas, c'était bien chouette aussi ! J'ai dévoré l'arc du cirque avec Black Butler et les tome 6, tome 7 et tome 8. Un arc absolument violent, sombre et passionnant ! Et j'ai lu un OS yaoi : Sick, dont j'ai beaucoup apprécié les dessins, mais un peu moins l'histoire qui démarre sur des bases pas trop trop cools.


Autoboyographie de Christina Lauren.

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Califormie pour le plus traditionnel État de l'Utah, le jeune homme se rend à l'évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu'un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible).
C'est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté !
Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige -et accessoirement mormon- qui a remporté le Séminaire haut la main l'année passée. Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui...


Il est vraiment à peine commencé pour l'instant, je ne pourrais rien vous en dire. Mais j'ai vraiment très hâte de le lire !

Je ne prévois pas grand chose car si je finis déjà Autoboyographie cette semaine, ce serai bien haha ! Mais j'aimerais bien lire Puisque c'est ma rose T1 aussi. Il m'intrigue pas mal.

Brooklyn Nine-Nine, S02 entière + S03E01 et E02 : Qu'est-ce que c'est bien ! Ça me détend totalement et je dévore cette série à mon rythme !


➤ C'est Althea in Wonderland qui m'a donné envie de lire si vite Puisque c'est ma rose T1.
➤ Les lectures d'Elyza m'intrigue pas mal avec Les filles de l'astrologue T1.
➤ Darcy Books m'a donné envie de lire la petite BD Emma et Capucine !
➤ Un petit guide intéressant sur Les contes interdits par Fillesdejoual, découvert grâce à Marinette.


Bonne semaine et jolies lectures à tous !
Decorated Christmas Tree